Rhinite allergique

La rhinite allergique était précédemment classée en rhinite saisonnière ou perannuelle.

On doit penser à une rhinite allergique saisonnière si les symptômes surviennent régulièrement chaque année depuis deux ans au moins, à la même période.

Les manifestations oculaires telles que la conjonctivite sont souvent associées à la rhinite saisonnière en général. De plus, environ la moitié des patients peut présenter un asthme en période pollinique.

Dans la rhinite perannuelle, contrairement à la rhinite saisonnière, les symptômes sont présents tout au long de l'année. Il faut penser en particulier à une rhinite allergique aux acariens lorsque les symptômes culminent le matin au lever, à l'automne. Dans d'autres cas, le contact avec un animal domestique (chat, chien) déclenche les symptômes.

La classification de la rhinite allergique selon le consensus ARIA publié en 2001 et mis à jour en 2006, prend en compte à la fois les symptômes et la qualité de vie. Elle est basée sur la durée et la sévérité permettant la distinction en maladie «intermittente» ou «persistante» et «légère» ou «modérée/sévère».

 

Classification de la rhinite allergique

La classification de la rhinite allergique a évolué suite au consensus ARIA publié en 2001. Cette classification prend en compte les symptômes et la qualité de vie. Elle est basée sur la durée et la sévérité permettant la distinction entre 4 stades :

  • Rhinite légère intermittente
  • Rhinite légère persistante
  • Rhinite modérée/sévère intermittente
  • Rhinite modérée/sévère persistante

 

 



Plusieurs enquêtes ont été menées en France afin d'évaluer la répartition des rhinites allergiques selon les critères ARIA. [1]

  • L'enquête ERASM[2] a été menée auprès de 1 321 médecins généralistes qui avaient inclus plus de 3 000 patients adultes souffrant de rhinite allergique saisonnière. Les résultats montraient que les symptômes duraient en moyenne 6 j/semaine et 12 semaines/an.
  • L'enquête ECRIN[3] menée en 2001 auprès de 4 000 patients recrutés par 3 200 médecins généralistes montrait que 52,1% des patients consultaient pour une rhinite persistante et 47,9 % se plaignaient de rhinite intermittente.
  • Enfin l'enquête ERAP[4] sur la rhinite allergique perannuelle réalisée auprès de 1 346 médecins (dont 689 généralistes) montrait que les patients étaient gênés en moyenne 6 j/semaine et 9 semaines consécutives/an. En plus des symptômes ORL, les patients présentaient fréquemment une conjonctivite (36,7%), une toux (31,9 %) et des troubles du sommeil (35,2 %).

[1] Bousquet J. et al. J Allergy Clin Immunol. 2001 ; 108 (5 Suppl) : S147-334
[2]
Bousquet J. et al Journal of Allergy and Clinical Immunology 2006
[3] Demoly P et al. Rev Fr Allergol Immunol Clin 2001 ; 41 :30-3
[4] Didier A. et al.  Rev Fr Allergol Immunol Clin 2002 ; 42 :343 (Abstract)  

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