

L'asthme est une maladie qui se caractérise par des crises récurrentes entraînant une dyspnée paroxystique et une respiration sifflante, réversibles par l'utilisation des bronchodilatateurs. Cette affection est due à une inflammation des voies respiratoires intermédiaires conduisant à une hyperréactivité bronchique. La crise d'asthme associe un rétrécissement de la lumière bronchique par constriction des muscles lisses bronchiques, un oedème inflammatoire de la muqueuse bronchique et hypersécrétion de mucus. La crise a pour conséquence une réduction du débit de l'air expiré et, dans une moindre mesure, inspiré. Le consensus international sur l'asthme (Global Initiative for Asthma ou GINA) propose une graduation de la sévérité en 4 stades de l'asthme. Chaque degré associe étroitement les caractères cliniques aux paramètres fonctionnels, ce qui permet de préciser le diagnostic et d'élaborer une stratégie de prise en charge thérapeutique adaptée à chaque stade. Cette classification est revue régulièrement. La dernière version date de 2006.
Classification de la sévérité de l'asthme
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Caractères Cliniques :
| Caractères fonctionnels :
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2e Degré : Asthme Léger permanent | |
Caractères Cliniques :
| Caractères fonctionnels :
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3e Degré : Asthme modéré permanent | |
Caractères Cliniques :
| Caractères fonctionnels :
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4e Degré : Asthme sévère permanent | |
Caractères Cliniques :
| Caractères fonctionnels :
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Chez le jeune enfant, le diagnostic de l'asthme n'est pas toujours aisé. En effet, certains troubles, comme une toux spasmodique ou des manifestations d'asthme d'effort, présentent des équivalents d'asthme. 60 % des adultes asthmatiques ont eu de l'asthme dans l'enfance. L'asthme disparaît dans 30 à 50 % des cas à l'adolescence, mais il réapparaît fréquemment à l'âge adulte. Et même en l'absence de symptomatologie, la fonction respiratoire peut rester anormale.
Le niveau de contrôle de l'asthme bien inférieur à celui qui pourrait être atteint avec les moyens thérapeutiques existants peut s'expliquer par la mauvaise connaissance de la maladie par les patients. Une étude européenne réalisée auprès de 1 000 asthmatiques[1] traités par des pneumologues révèle que la connaissance globale de l'asthme (organe malade, persistance de la maladie entre les crises, association d'une inflammation chronique à la bronchoconstriction) est correcte chez 25,6 % des malades.
[1] Liard R et al. Rev Fr Allergol Immunol Clin 2001, 41 (Suppl. 1) :3-14