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15.01.04

Allergies aux venins de guêpes et d'abeilles : Protégez-vous !

 

ALLERGIE AUX VENINS DE GUEPE ET ABEILLE : PROTEGEZ-VOUS !


Comment éviter de se faire piquer ? Que faire en cas de piqûre ?
Une cohabitation harmonieuse reste possible en associant quelques mesures simples de protection et dans certains cas, une désensibilisation dont les résultats sont remarquables. En effet, la désensibilisation est la seule solution et le seul traitement pour faire face à cette forme d’allergie lorsqu’elle pèse sur le risque vital.

1. Qui sont ces insectes piqueurs ?

L’abeille ne pique qu’une fois puisqu’elle meurt ensuite, en revanche, la guêpe et le frelon peuvent piquer plusieurs fois car ils ont un dard lisse qui ne reste pas systématiquement dans la peau.

De nombreux chercheurs se sont penchés sur la composition des venins, leurs relations avec les réactions allergiques et ont recherché des techniques de prévention et de traitement. Pour d’autres insectes comme les moustiques ou les punaises, les connaissances sont plus limitées. Heureusement, ces derniers ne sont qu’exceptionnellement responsables de réactions allergiques graves.

Les guêpes et abeilles sont responsables d’une quarantaine de décès chaque année en France.

Ce chiffre est d’ailleurs certainement fortement sous évalué, de nombreux décès survenant brutalement à la campagne et étant à tort attribués à une origine cardiaque.

En cas de réaction allergique, une consultation auprès d’un médecin et plus particulièrement d’un allergologue, est essentielle.

Le bilan chez l’allergologue :
- L’allergologue déterminera dans un premier temps la ou les espèces d’insectes responsables de la réaction, et mesurera la gravité de l’allergie.
- Le médecin réalisera des tests cutanés au niveau des bras.
- Il prescrira des tests sanguins pour confirmer son diagnostic.
- Une fois le diagnostic établi, si le risque de voir apparaître une réaction grave lors d’une prochaine piqûre est jugé élevé, une désensibilisation ou immunothérapie allergénique sera prescrite.


2. Comment ne pas se faire piquer : les bons réflexes à adopter

Les abeilles ne sont en principe pas agressives, sauf certaines espèces obtenues par croisements pour augmenter leur productivité (qui posent de gros problèmes au Mexique et dans le sud des Etats-Unis).
Pour ne pas les attirer, il faut éviter les parfums (ou autres produits parfumés) porter un pantalon, avoir des manches longues et un chapeau lors des sorties en plein air.
Il faut opter de préférence pour des étoffes blanches, vertes ou beiges, éviter de marcher pieds nus et ne pas s’approcher des fruits et fleurs tombés. Lors des pique-niques, stockez les viandes et sucreries dans un sac fermé.

En cas d’essaim d’abeilles ou de nid de guêpes près de son habitation, il faut prévenir rapidement un apiculteur ou les pompiers. (Pour Paris il faut appeler le commissariat de police de son quartier qui envoie des gardiens de la paix apiculteurs). Si malgré ces précautions, l’insecte s’approche, évitez les gestes brusques : les guêpes et les abeilles sont très sensibles à des substances sécrétées par notre peau (certaines phéromones) lorsque nous avons peur et risquent alors de piquer.


3. Que faire en cas de piqûre ?

Si il s’agît d’une simple rougeur :
La plupart des piqûres d’insectes déclenchent une rougeur locale qui démange plus ou moins intensément. Cette lésion peut persister plusieurs jours. Si un dard est visible, il s’agît très probablement d’une abeille. Il faut rapidement l’extraire avec une pince en prenant soin d’éviter toute pression qui accélérerait la vidange du sac à venin.

Pour calmer les démangeaisons, on utilise classiquement des pommades à base d’anti-histaminiques voire de cortisone. Si la lésion ne disparaît pas rapidement, il ne faut pas hésiter à consulter un médecin allergologue car le grattage intensif peut être source d’infection. Les « aspi-venin » ne sont pas suffisamment efficaces chez les sujets allergiques, car le venin restant peut suffire à déclencher la réaction. Enfin, attention à la recette consistant à chauffer la zone de piqûre avec une source de chaleur, (flamme ou cigarette) qui n’a pas prouvé son efficacité et qui risque de remplacer les démangeaisons par une brûlure !

Les réactions graves :
Si la réaction dépasse le simple niveau de rougeur locale, elle entre dans le domaine des réactions allergiques. Comme toutes les réactions allergiques, le danger n’est pas dû au produit qui entre dans l’organisme – ici le venin - , mais à la réaction du corps contre ce produit. Cette réaction est la plupart du temps extrêmement rapide, allant de quelques secondes à une vingtaine de minutes.

Elle débute souvent pas des démangeaisons diffuses, puis peut évoluer vers des plaques d’urticaire et un œdème du visage (gonflement des paupières et des lèvres).
Les réactions plus graves, prennent la forme d’œdème de la gorge (« œdème de Quincke »), de crises d’asthme, d’une chute de la tension artérielle avec malaise et perte de connaissance (appelé « choc anaphylactique »).
En cas de réaction générale, il faut surtout rester calme et appeler le SAMU.
Une fois celle-ci traitée, un bilan s’impose. Il est alors indispensable de consulter un allergologue.

C’est vital : Les sujets à risque se sont déjà vus prescrire par leur médecin une trousse d’urgence comprenant de l’adrénaline auto injectable à utiliser en cas de réaction allergique importante. Le premier geste sera donc de réaliser l’injection d’adrénaline et d’appeler de toute urgence le SAMU ou d’aller au service d’urgences le plus proche.

Que faut-il mettre dans sa trousse d’urgence ?
Chaque piqûre supplémentaire est un risque. Au vu de la piqûre et des symptômes qu’elle aura provoqués, le médecin prescrit une trousse d’urgence qui comprendra selon les cas, un corticoïde, un antihistaminique, un broncho-dilatateur (en cas de crise d’asthme) et de l’adrénaline auto injectable.
L’adrénaline est le médicament le plus important pour contrôler les réactions allergiques graves.
Malgré l’efficacité des médicaments, la trousse d’urgence ne permet pas de garantir une sécurité totale chez les sujets allergiques. La consultation d’un médecin allergologue est un acte préventif, complémentaire et indispensable.


4. Se faire désensibiliser pour se protéger

Le principe de cette technique consiste à injecter progressivement des doses de venin de guêpe, d’abeille ou de frelon pour s’immuniser.
La plupart des protocoles actuels débutent généralement par une hospitalisation courte de 24h. Grâce à des injections progressivement croissantes, on apprend à l’organisme à supporter l’équivalent de 2 piqûres d’hyménoptère environ. Après quelques semaines on est protégé, mais il va falloir, pour maintenir cette protection, faire des injections de rappel, en moyenne une par mois, pendant une durée de 4 ou 5 ans, parfois à vie.

La désensibilisation est efficace à 95% pour la guêpe et 80% pour l’abeille.

Cette désensibilisation est le seul traitement de cette allergie lorsqu’elle pèse sur le risque vital.



Pour en savoir plus sur l’allergie et la désensibilisation :

http://www.desensibilisation.net

Tél : 01 55 59 21 89


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